[Critique] Final Fantasy XII
24 mai 2019

À l'occasion d'un portage sur Nintendo Switch, Final Fantasy XII revient avec quelques améliorations comme la possibilité d'avoir plusieurs gambits et de remettre à zéro ses permis sans coût ajouté. C'est aussi l'occasion pour moi de l'avoir dans mes mains, en portable, et de pouvoir m'en faire un avis sur une partie plus complète.

Final Fantasy XII est un jeu sorti initialement sur PlayStation 2 en 2006 et qui avait déjà connu des portages sur la génération de console actuelle, avec la version sur PlayStation 4 rajoutant des modes accélérés. Sur une nouvelle vague de portages, les joueurs de XboxOne et Switch ont désormais accès au jeu, avec de nouvelles petites améliorations de qualité de vie. Le jeu n’est donc que peu différent de la version PlayStation 4 sortie en 2017.

Probablement suite à la tendance créée par Final Fantasy XI et d’autres MMORPG, le jeu a une forme qui ressemble quelque peu à un MMO jouable solo. Pour faciliter le contrôle des trois personnages (ou quatre, lorsqu’il y a un invité), il existe un système dit des gambits qui permet de programmer à l’aide d’instructions très simple un comportement par défaut du personnage. Ces instructions sont de la forme «Si le monstre a moins de 20% PV, Attaquer» ou «Si Allié a l’altération Virus, lancer Guérison». Elles sont ordonnées, la première de la liste dont le critère est rempli étant exécutée. Ce système est particulièrement utile dans les phases de farm où il n’y a pas de difficulté de combat majeur, mais peut vite se trouver limité lorsqu’il s’agit de combattre un boss dont la stratégie demande une attention particulière. On regrette qu’il ne soit pas forcément possible de combiner deux critères, et la limite a douze gambits maximum peut se montrer limitante lorsque l’on veut affiner son soigneur.

La progression des personnages se fait par la montée de niveau et l’utilisation de points de permis dans la grille de permis, permettant de débloquer parfois des bonus d’attaque, de point de vie, ou de magie, mais le plus souvent l’autorisation d’utiliser tel ou tel équipement. Les points de permis sont distribués à chaque fois que l’on tue un monstre, le plus souvent un par monstre (en dehors des boss et des monstres de fin de jeu), tout comme un montant plus variable d’expérience. Il peut donc être utile de venir battre un tas d’ennemis de bas niveau pour récupérer des objets mais surtout avoir une certaine avance sur ces grilles de permis. Une fois ces autorisations acquises, il est possible d’utiliser des équipements de plus haut niveau, généralement achetés en boutique. Néanmoins, le prix est souvent élevé et imposera une petite couche de farm accéléré (à l’aide des gambits) supplémentaire si vous voulez jouer avec le meilleur équipement disponible.

Au niveau de l’intrigue, votre personnage démarre dans un bidon-ville et n’a pas grande importance. Au travers d’une mission qui aurait du lui permettre d’obtenir un peu plus de richesses, il se retrouve plongé dans une intrigue politique d’un monde en guerre d’assez forte importance. Vaan, c’est son nom, est complètement dépassé et représente bien l’adolescent qu’il est. Nous disposons d’un peu plus d’informations sur les plans ennemis à travers des cutscenes montrant leurs intentions et leur envie de profiter du pouvoir de certaines pierres. Je n’entrerai pas trop dans le détail, mais j’admets que je trouve qu’il y a finalement peu de cohérence entre la moitié des boss et ce scénario, l’autre moitié des boss étant tout a fait logique (et les situations dans lesquelles on se trouve aussi).

8

10

La présence des gambits ET du mode accéléré permet d'éviter un souci majeur des jeux de rôle, à savoir la longueur des phases de farm, en le remplaçant par une espèce de balade chaotique où de nombreux monstres meurent. Dans Final Fantasy XII, cela fait la différence entre un titre qui aurait mal vieilli avec des dizaines d'heures de farm en trop et un titre qui se laisse apprécier convenablement et où ces instants permettent une pause dans la progression. Avec une petite quarantaine d'heures de jeu dans ces conditions, la longueur est raisonnable. Les défis sont simples sans trop l'être, bref, ce titre est bien sympathique.
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